Projets
2001-2002
JARDIN
COMMUNAUTAIRE
Le
jardin communautaire est un projet conçu par l’APEHL
dans le but de donner la chance aux citoyens de
la ville de Mont-Laurier de cultiver leur propre
jardin dans un endroit calme, au son apaisant
des rapides de la Lièvre. Situé
à l'endroit où se trouvait autrefois les garages
municipaux, sur la rue Bélanger, 30 carrés de
10 pieds par 20 pieds sont disponibles. Si vous
êtes intéressés, vous n'avez qu'à contacter Réal
Richer au 440-4477.
Les
participants à ce projet sont nombreux. On peut
compter parmi eux M. Landreville, gérant de la
ville de Mont-Laurier, les employés qui ont fait
le travail, M. Richer de Botanix (3 750$), érablière
biologique Yoland Bilodeau de Sainte-Anne-du-Lac
(500$), C.E Whear Rona (900$), Alain Rivet mécano
(75$), M. Brisebois ferme laitière Mai-Dariopa,
M. Robitaille Location Mont-Laurier (50$),
M. Brunet entrepreneur forestier broche (230$),
Fondation de la MRC Antoine Labelle pour l’environnement,
S.N.Q., Député Sylvain Pagé, Yannick Tousignant,
Éric Bigras, Philippe Nantel, Danys Bigras, Martin
Giason, Pierre Leblanc, Bernard Leblanc, Marianne
Ashleigh.
Sans
la contribution de tous ces gens, que ce soit
sur le plan physique ou financier, il n’y aurait
pas de jardin communautaire, c’est pourquoi on
les remercie chaleureusement.
1998
Contestation
contre l’abattage des loups
Nous
nous sommes opposés à l’abattage des loups à Ste-Anne-du-Lac.
En effet, la municipalité veut éliminer le prédateur
dans le but de laisser plus de place à l’orignal.
Le
ruisseau Villemaire étant extrêmement pollué,
des travaux ont été entrepris dans le but de le
nettoyer et de le rendre plus naturel.
Les
travaux consistaient d’abord à aménager des sentiers
aux sections du ruisseau difficilement accessibles.
Par la suite, les chaussées de castors abandonnées
étaient démantelées. On procédait alors à la décolmatation
du substrat où les conditions le permettaient,
c’est-à-dire aux endroits où un substrat de bonne
granulométrie était naturellement présente.
Par
ailleurs, on a fait l’émondage des branches et
des arbres qui nuisaient à la libre circulation
de l’eau. On a aussi coupé les branches qui allaient
nuire dans un proche avenir, ceci cependant tenant
compte de la couverture végétale. On a laissé
intactes les structures inondées pouvant servir
d’abri aux poissons.
Finalement
on a procédé à la récupération et à l’acheminement
des ordures retrouvées tout au long des berges
et du lit du ruisseau. Une corvée d’arrachage
de salicaire pourpre a été faite après qu’on a
eu localisé et inventorié la plante.
Les
efforts engagés pour l’ensemble du projet ont
permis de retirer une quantité appréciable de
débris divers. Ces derniers ont été acheminés
dans un site d’enfouissement sanitaire.
Les
objets récupérés dans le ruisseau Villemaire varient
énormément: pneus, barils, automobiles, motoneiges,
réservoirs à eau chaude, escaliers de bétons,
piliers, appareils électroménagers, ensembles
de cuisine, de salon et de chambre à coucher,
débris de constructions divers, ordures diverses,
roulottes en pièces.
1993
Plan
de gestion de l’orignal
Le
plan de gestion de l’orignal ayant été reporté
de 1993 en 1994, nous nous sommes questionné sur
le sort qui serait réservé aux orignaux de la
zone 11, dont la population se faisait de plus
en plus rare. Nous avons donc envoyé des lettres
au Ministère du loisir, de la chasse et de la
pêche pour demander de ne pas reporter le plan
de gestion. Malheureusement, cette demande a été
refusée sous prétexte que le niveau d’exploitation
ne « dépassait que légèrement la capacité
de renouvellement du cheptel ».
Magnifique
plante à fleurs robustes d’un pourpre éclatant,
la salicaire est d’une beauté trompeuse. Cette
plante d’origine eurasienne a immigré au Québec,
dévastant les milieux humides. On la retrouve
en quelques endroits dans la région, quoi qu’il
soit encore possible de contrer son envahissement.
C’est ce qu’on a fait.
Agressive
et compétitive, la salicaire pourpre chasse la
quenouille et autres espèces nutritives pour les
petits animaux – brochets, rat musqué, oiseaux.
Elle n’a aucun ennemi naturel ni aucune valeur
nutritive.
Un
plan d’action a donc été mis sur pied avec la
ville de Mont-Laurier. La première étape était
de sensibiliser le public, les écoles et les municipalités
à la menace de la salicaire pourpre. Par la suite,
nous avons établi un inventaire des sites infestés
et enfin, on a organisé une corvée d’élimination
de la salicaire.
1993
DÉVELOPPEMENT
LÉPINE
Le
problème avec le développement Lépine était que
12 citoyens du quartier déversaient leurs eaux
usées dans un endroit commun inadéquat, ce qui
provoquait des refoulements de surface et des
déversements sur les pelouses et dans un ruisseau
se jetant dans la Lièvre.
Une
plainte a été portée au Ministère de l’Environnement
en vertu de l’article 20, demandant de corriger
la situation dans les plus brefs délais. Suite
à cette plainte, une enquête a été effectuée le
17 août 1993, pour constater que le réseau d’égout
présentait d’importants problèmes de fonctionnement,
qu’il n’était présentement exploité par personne,
que des eaux usées étaient rejetées dans le ruisseau
Lafleur, que ces dernières constituaient une source
de contamination et que la salubrité des lieux
n’était plus assurée.
Pour
régler ce problème, la municipalité s’est inscrite
en mai 1993 au programme de subvention AIDA afin
de défrayer les coûts de rénovation.
1993
BARRAGE
DU LAC DU CERF
Ce
projet consistait à détruire le barrage artificiellement
conçu sans certificat d’autorisation dans le soi-disant
but de faciliter la montée de l’ouananiche à la
frayère du ruisseau Flood. Pourtant, l’ouananiche
avait toujours frayé les années antérieures. Les
autres raisons invoquées étaient de rendre la
baie Bonnet Rouge navigable, de permettre aux
propriétaires d’embarcations munis de puissants
moteurs de circuler librement entre les deux lacs
du cerf (la passe), de pouvoir se rendre au lac
St-Germain et Baptiste-Lefebvre sans contrainte
et de circuler entre les îles sans restrictions.
Après
une plainte envoyée au ministère de l’environnement,
la municipalité a reçu une contravention et s’est
vue obligée de remettre les lieux en état.
1992
BARILS
DANS LA ZEC PETAWAGA
Nous
avions trouvé dans la forêt de la zec Petawaga
2 barils remplis de produit non identifié. Après
avoir communiqué ces informations au ministère
de l’environnement, ces barils ont été enlevés
de l’endroit en question.
Il
est important de prévenir les autorités lorsque
l’on découvre des contenants de la sorte qui sont
susceptibles de renfermer des produits nocifs
pour la santé et pour l’environnement. Autrement,
ces produits s’évaporent ou s’écoulent dans la
nature et tout l’écosystème de cet endroit risque
de s’en voir affecté.
1992
MINE
DE GRAPHITE A STE-VÉRONIQUE
Le
but de l’APEHL dans ce projet était d’empêcher
l’implantation d’une mine de graphite à Ste-Véronique,
ce qui aurait causé un impact sur l’environnement.
En effet, la M.R.C d’Antoine-Labelle est renommée
pour son industrie faunique et touristique. Une
enquête du M.L.C.P. de la région de l’Outaouais
démontre clairement que le premier produit recherché
par les pêcheurs, les chasseurs et les différents
utilisateurs des Zecs est le « paysage ».
De
plus, l’article 20, 2e alinéa de la
loi sur la qualité de l’environnement interdit
à quiconque de dégager ou de déposer une substance
dont la présence dans l’environnement est susceptible
de porter atteinte à la vie, à la santé, à la
sécurité, au bien-être ou au confort de l’être
humain, de causer du dommage ou de porter autrement
préjudice à la qualité du sol, à la végétation,
à la faune ou aux biens.I
"
Il était donc de notre devoir d’essayer d’empêcher
l’implantation de cette mine... "
1991
Scierie
Max Meilleur
Cette
bataille visait à défendre la qualité de vie de
citoyens, l’intégrité d’un territoire agricole
de premier choix et la salubrité d’un lac contre
la puissance que représente l’apport économique
de l’usine Max Meilleur. En effet, l’usine tronçonnait
sans autorisation de grandes quantités de bois
en longueur sur un lot zoné agricole, ce qui s’avère
tout à fait illégal.
Ainsi,
les riverains du Lac Ouellette à Ferme-Neuve se
sont vus dans l’obligation de troquer le merveilleux
des rives du lac pour le bruit assourdissant de
la machinerie lourde, des camions et du slasheur.
Au début, cet enfer durait aussi bien la nuit
que le jour, même la fin de semaine.
Suite
à une plainte portée contre eux, la scierie a
du s’engager à interrompre le tronçonnage durant
la nuit et à ne l’effectuer que de 7 heures à
21 heures. De plus, aucun arrosage de bois ne
pouvait plus être fait, ni aucun produit utilisé.
Le terrain a été nettoyé de tout débris et une
rangée d’arbre a été érigée afin d’enrayer le
bruit et de créer un écran visuel.
Nous
jugeons ce compromis inacceptable, puisque les
travaux n’ont pas cessé tel que l’exige la Loi.
1990
Mémoire
au Mont-Tremblant
L’intention
du Mont-Tremblant lors de ce débat était de changer
la vocation du parc faunique. Ils avaient l’intention
de couper la forêt de ce parc touristique aux
attraits incroyables, et c’est à ce sujet que
l’on s’est opposé en envoyant un mémoire. Finalement,
ayant reçu de nombreuses contestations de la sorte,
Mont-Tremblant a décidé de garder intact le parc
faunique que nous connaissons aujourd’hui.
1990
OBTENTION
D’UN MANDAT DE PERQUISITION DU « BOIS KMS »
L’usine
Bois KMS de l’Annonciation utilisait pour le traitement
du bois deux produits dangereux pour la santé
humaine. L’un des deux produits en question, le
pentachlorophénol (PCP) est un pesticide hyper-pénétrant,
dont la formulation chimique est BPC, et qui contient
des dioxines. Il était livré à l’usine à l’état
solide sous forme de cônes, où il était fondu
en une espèce d’huile. Le principal client des
poteaux traités était Hydro-Québec. Entreposés
à l’extérieur, ces poteaux suintaient au soleil
et étaient lavés par la pluie.
Cette
usine a reçu un mandat de perquisition et les
enquêteurs ont découvert que le bois recevait
son traitement dans des autoclaves, puis était
mis à égoutter à l’extérieur sur un plancher étanche.
Le surplus d’huile était recueilli par des rainures
sur ce plancher qui canalisait le produit vers
des citernes où il était alors réutilisé. C’est
sous ce plancher que le ministère a trouvé, après
avoir creusé, une fosse de bois sans fond dans
laquelle se déversait le drain de l’aire d’égouttement.
L’usine
de traitement de bois KMS s’est vue dans l’obligation
d’apporter certains correctifs à ses installations
et de procéder à une étude de caractérisation
de sa propriété afin de déterminer les travaux
et restauration nécessaires des sols. Un suivi
rigoureux du Ministère a été observé pour s’assurer
de protéger l’environnement.
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